LES MODES D’INTERVENTION DES ZOOTHERAPEUTES EN FRANCE

                Nous avons souvent des questions sur les diverses façons dont travaillent les zoothérapeutes, les différences entre elles, les bénéfices, les désavantages, et sommes parfois critiquer par nos paires sur notre mode de fonctionnement.

               Tout d’abord, un zoothérapeute peut travailler sous plusieurs formes juridiques

 -association de droit privé loi 1901: Continue Reading →

LES MODES D’INTERVENTION DES ZOOTHERAPEUTES EN FRANCE

Un zoothérapeute a plusieurs manières de travailler selon ses possibilités et ses affinités.

Il préfèrera parfois intervenir au sein de son cabinet libéral comme peuvent le faire des psychologues, des psychomotriciens, des ergothérapeutes ou des kinésithérapeutes… Ils ont ainsi la possibilité d’aménager un cadre constant et adapté à leur pratique. Cela peut amener un confort certain au professionnel. Cependant, le public visé est spécifique. Le zoothérapeute va être relation avec la famille et l’espace doit pouvoir accueillir le nombre de bénéficiaires adéquats, être accessible (ascenseur, absence d’escalier..) et demande un entretien sanitaire rigoureux de la part du professionnel. Il doit également définir l’espace où il fera vivre ses animaux, sur les lieux ou chez lui (auquel cas les contraintes de transport seront quasi identique qu’un professionnel qui se déplace).

Un zoothérapeute peut également établir une ferme thérapeutique. Les animaux vivent sur place et les bénéficiaires sont accueillis. Les normes sanitaires et techniques d’accueil seront les mêmes que pour les cabinets libéraux. Les patients profitent alors des aménagements de la ferme, du contexte pouvant amener des souvenirs pour certains, ou une découverte pédagogique pour d’autres, et peuvent s’immerger dans un contexte de vie particulier.

Certains établissement sanitaires et sociales forment leur personnel à la zoothérapie. Ils adoptent alors un animal dont ils sont propriétaires, mais dont il y a souvent un référent formé au sein de l’établissement. Ils peuvent alors mettre en place des activités spécifiques avec l’animal et amener un dynamisme et une notion ludique à la rééducation des personnes. Cependant, ce mode d’exercice n’est pas toujours simple dans la réalité. Les référents s’aperçoivent souvent des contraintes qui leur reviennent (éducation de l’animal, toilettage, nettoyage des cages…) et qui ne sont pas toujours mis en valeur et reconnu. Le référent peut également changer de poste ou de lieu de travail et l’animal se retrouve sans référent ou perd ses repères. L’activité peut également lasser ou perdre de son intérêt par manque de temps pour l’organiser. Il faut donc être motivé et que l’établissement dans son ensemble soit parti prenant dans un tel projet.

La majorité des zoothérapeutes se déplacent dans les établissements ou au sein du foyer familial. Ils emmènent leur matériel, leurs animaux, et organisent leur séance en partenariat avec un référent dans l’établissement ou un parent. Le plus souvent, une salle spécifique est libérée dans laquelle le zoothérapeute peut s’installer et pratiquer.

Notre choix spécifique

Danko and co est un institut qui a fait un choix de pratique. Tout d’abord, nous sommes un institut constitué de travailleuses libérales franchisées, donc non salariés, qui sont rémunérés directement par les établissements qui les emploient (comme toute activité indépendante libérale: psychomotricien, ergothérapeute, kinésithérapeute, médecin…). Nous sommes donc indépendantes les unes des autres sur la manière de travailler tout en partageant une base commune sur laquelle nous justifions nos tarifs, nous élaborons nos projets thérapeutiques, nous établissons une ligne directrice de bons soins de nos animaux et nous nous procurons les documents administratifs nécessaires (certificat vétérinaire, agrément sanitaire, norme d’accueil, assurances…).

Cependant, chacune est libre d’évoluer vers le mode de fonctionnement qui l’intéresse et dans lequel elle se sent le plus à l’aise: public visé, prise en charge en individuel ou en groupe, horaire, nombre d’heure de séance, lieu de soin, nombre d’animaux…

Ainsi, Pascale développe en ce moment un projet de ferme thérapeutique. Elle pourra donc accueillir du public tout au long de l’année dans ses locaux. Claire, quand à elle, s’oriente vers l’accompagnement d’enfants au profil varié (haut potentiel, autisme…) et de leur famille, et souhaiterait les accueillir une fois par mois dans ses locaux autour d’un projet commun en lien avec des associations. Carine reçoit de son côté des enfants en difficulté en individuel et participe à des événements locaux comme octobre bleu.

Chacun de ses projets n’a aucune incidence sur les autres, tout en proposant un partage d’expérience et de projet si l’envie de se fait sentir: Claire et Carine propose chaque année un concours commun à pâques par exemple, afin d’offrir aux résidences des possibilités d’échange inter-établissement, et  amener un investissement vers la vie extérieur, ou à l’inverse amener l’extérieur chez eux.

La variété animalière

Actuellement, il existe tout type de zoothérapeute. Chacun on leur point de vue sur les animaux à adopter et à utiliser en séance.

1505570_1379615195635563_229152624_nIl y a les zoothérapeutes qui se spécialisent: les chevaux, les chiens…. Ils connaissent parfaitement le type d’animal choisi et développe donc leur pratique et leur atelier autour d’eux. On parle alors d’équithérapie ou de canithérapie.

 

 

10678025_383560935126952_1877072021_oIl y a les zoothérapeutes qui préfèrent utiliser des animaux différents à chaque séance. Ils ont souvent une activité d’élevage en parallèle qui leur permettent de détenir autant d’animaux. Cela leur demande une connaissance de chacun de ces animaux, afin d’assurer leur sécurité et le bien-être de la personne accompagnée.

Et il y a les zoothérapeutes qui constituent leur équipe animalière, avec plusieurs types d’animaux mais en nombre juste suffisant pour assurer leur bien-être au quotidien et permettre un minimum de variété.

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Ces différents choix d’orientation professionnelle sont propres au zoothérapeute qui pratique. Les institutions peuvent ainsi élaborer un projet en fonction de leur besoin et de leurs attentes et contacter le professionnel qui leur convient le mieux.

Cependant, un zoothérapeute qui démarre doit prendre en compte plusieurs choses:

- ses charges, qu’elle soit personnelle et professionnelle.

- ses compétences personnelles

- sa disponibilité.

Un professionnel ne doit jam  ais oublier son propre bien-être, que ce soit dans sa pratique professionnelle, mais également dans sa vie personnelle. Il est important de se sentir bien dans son corps comme dans sa tête pour se sentir disponible pour les personnes que l’on accompagne. Trop de personnes s’imaginent que les zoothérapeutes s’amusent toute la journée et poupouillent leurs animaux… qu’ils se détrompent, ce métier demandant de travailler avec des animaux mais surtout avec l’humain, réclame beaucoup d’énergie.

En conclusion:

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène? »

Albert Camus

Artisteécrivain (1913 – 1960)