questions en vrac!

Faut il être éducateur canin?

pourquoi? Il s’agit d’un métier à part entière. Prenons l’exemple de Claire, notre psychomotricienne: elle n’a pas de chien et ne souhaite pas en avoir! Qu’est ce que cela lui apporterait?

Il est important de bien éduquer son chien si on en a un que, ce soit pour la zoothérapie ou pour la vie quotidienne. Le soutien d’un éducateur canin est important, car il voit la relation homme-chien avec du recul. Il va identifier tout de suite les caractéristiques de votre chien et va pouvoir vous conseiller au mieux par rapport à votre projet. Avoir un avis extérieur est toujours intéressant.

Faut-il d’abord faire une formation médico-sociale?

Oui. Aujourd’hui, la zoothérapie n’est pas réglementée. Elle devrait être au moins considérée comme une spécialisation. Du coup, tout le monde peut se lancer dans la zoothérapie. Sans rire, un mécanicien peut décider tout d’un coup de devenir zoothérapeute. Mais a-t-il les connaissances nécessaires à l’accompagnement d’un être humain? Connait-il les pathologies? Sait-il faire la part des choses entre les symptômes d’une maladie, un comportement inadapté ou une simple manifestation de la personnalité de quelqu’un? Saura-t-il ne pas tomber dans l’infantilisation? Pour accompagner d’autres personnes, il faut déjà avoir fait un travail sur soi-même, pour connaître ses limites, ses capacités pour ensuite être disponible à la manière d’être des autres. Et les écoles dans le monde du soin nous permettent tout cela, grâce à un bagage théorique, des mises en situation sécurisante pour les étudiants, et des stages professionnalisant. Ainsi, les thérapeutes arrivent sur le terrain avec une certaine expérience du monde dans lequel ils vont intervenir.

Est-il préférable de démarrer à plusieurs?

Tout est possible. Encore une fois, nous allons prendre Danko and co comme exemple. Carine a démarré seule. Elle s’est battue quotidiennement pour faire vivre son projet. Et nous n’exagérons rien. Elle a du montrer qui elle est, faire découvrir la zoothérapie qui à l’époque était méconnue du public, faire valoir l’intérêt, montrer les résultats… Le moindre changement institutionnel peut remettre en question l’intervention du zoothérapeute en place: un nouveau cadre ou directeur,  l’arrivée d’un résident s’opposant à la présence d’animaux, une famille, un soignant, un concurrent s’installant sur le terrain… Un zoothérapeute, comme tout intervenant extérieur, ne se repose jamais sur ses lauriers.

De plus, il faut être capable de créativité sur le long terme afin de faire évoluer le suivi et éviter la répétition. De nombreux zoothérapeutes que nous avons connu se sont arrêtés entre 1 et 3 ans d’exercice car ils s’ennuyaient, s’essoufflaient, n’aimaient pas le rythme de travail que cela demandait…

Aujourd’hui, Carine peut s’appuyer sur toute l’équipe de Danko and co, nous nous soutenons les unes les autres, nous écoutons, montons des projets ensemble afin de ne jamais s’épuiser. Cependant, il faut également jouer avec le caractère de chacune. Ce n’est pas toujours simple! Il faut aller dans le même sens, parler d’une seule voix, supporter les sauts d’humeur des unes, les coups de mou des autres… Mais si on sait prendre le recul nécessaire et se faire confiance, toutes ces expériences nous enrichissent et nous rendent plus forts!

Un zoothérapeute, ça sert à quoi?

                « Finalement, c’est l’animal qui fait tout? », « Moi j’adore les animaux, je veux faire de la zoothérapie », « Vous avez pas mal de boulot ça doit être rentable! »… tant de phrases que nous entendons au quotidien qui montrent que la zoothérapie est encore mal connu et gagne à être reconnu afin de mieux informer les gens.

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« Moi j’adore les animaux »…

Rachel Lehotay, psychologue zoothérapeute, a écrit:  » ce n’est pas l’amour des bêtes en premier qui doit motiver à faire ce métier mais bien l’amour des êtres humains ». Aimer les animaux est important, on ne peut pas pratiquer si on n’est pas proche et à l’écoute de nos co-thérapeutes. Cependant, l’objectif final est bien d’apporter un mieux-être aux personnes accompagnées, pas de passer du temps avec les animaux. Ce sont bien leurs besoins qui permettent de poser des objectifs de travail, et non les capacités des animaux que nous avons. C’est pourquoi Danko and co a une aussi grande variété d’animaux, afin de répondre à différentes problématiques, et non pas seulement parce que nous aimons tous les animaux.

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« Finalement, c’est l’animal qui fait tout »…

Cela revient à nous dire: « vous, vous êtes là pour amener les animaux, mais sinon… votre présence n’est pas indispensable ». Alors pourquoi les salariés des établissements ne pourraient pas ramener leur propre animal? C’est bien parce que cela demande un travail d’éducation de l’animal, donner par le thérapeute. C’est bien parce que c’est le thérapeute qui va se dire:  » tel ou tel animal est adapté pour telle ou telle personne ». C’est bien parce que ce type de suivi demande une grande énergie et une grande attention, autant pour le bien être de l’animal que pour atteindre les objectifs thérapeutiques posés pour une personne. C’est bien parce que c’est le thérapeute qui va sécuriser la séance et qu’il est formé pour cela. Et c’est bien parce que, si vous mettez dix personnes dans une pièce avec cinq animaux, le thérapeute est là pour amener une dynamique de travail.

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« C’est rentable »…

Tout est une question de choix. La variété, le nombre, les besoins… Chaque animal a un coup et une rentabilité. Nous ne pouvons pas demander la même charge de travail à un chien qu’à un hérisson ou un perroquet. Nous nous devons de respecter le rythme de vie de chaque animal (nocturne ou diurne). Nous nous devons d’apporter les éléments (espace de vie, nourritures et accessoires) de qualité pour le bien-être de nos animaux. Ainsi, c’est au thérapeute de savoir réguler son équipe, calculer les charges et pouvoir les assumer en toute circonstance.

Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas choisir de devenir zoothérapeute par question de rentabilité financière. Il ne faut pas oublier les contraintes personnelles que cela entraîne (difficultés pour partir en vacances, implication de la famille, temps nécessaire à l’entretien des animaux et des locaux…)

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En conclusion, il est important de bien communiquer pour bien informer les gens, autant nos partenaires que les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à la zoothérapie. C’est pourquoi cette année, Danko and co a décidé d’amener une plus grande transparence sur sa pratique. Une série d’article apparaîtra vous illustrant notre implication au quotidien, amenant un chiffrage de nos charges animalières ainsi que la charge de travail concernant les normes sanitaires et d’hygiène.

Adopter un animal chez soi

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  Nombreuses sont les personnes que nous rencontrons ou qui nous contactent pour avoir plus d’informations sur les animaux que nous détenons. Il nous parait important de signaler que nous avons des certificats spécifiques (dont l’obtention demande une grande connaissance de l’animal, autant dans ses besoins quotidiens, que son anatomie, sa physiologie, son comportement…) et nous sommes régulièrement contrôlées afin d’assurer le bien-être de ces animaux.

 

Un perroquet ou un hérisson a des besoins spécifiques, et surtout d’une attention de tous les instants. Nous expliquons souvent que nous prenons le temps d’éduquer (et non pas dresser, nous ne souhaitons pas aller contre leur nature et leur spontanéité), et nous sommes toujours surprises de voir que les gens sont étonnés que nous devions, même après plusieurs années, passer autant d’heure par jour auprès de nos animaux.

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Ainsi, nous conseillons à toute personne souhaitant adopter un animal, que ce soit pour le plaisir ou le travail, de bien se renseigner, et surtout de bien prendre conscience de l’engagement que cela demande. Un animal vit plusieurs années, en moyenne 8 à 10 ans. Il s’agit donc d’un engagement sur le long terme.

Si une personne se lance dans la zoothérapie, elle doit donc évaluer en premier les charges qu’un animal va lui demander financièrement (vétérinaire, agrément, contrôle, alimentation…) mais également de s’assurer du temps qu’elle pourra lui accorder.

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Chez Danko and co, nous avons une grande variété d’animaux, mais chaque adoption nous demande une réflexion professionnelle mais également personnelle, car la famille est forcément impliquée.

Même si nous sommes heureuses de pouvoir utiliser notre passion animalière dans notre profession, nous n’oublions pas notre propre bien-être, afin d’être disponible physiquement et psychologiquement pour les personnes que nous accompagnons et les animaux que nous entretenons.

Les charges animalières

ça y est, nous avons terminé de calculer et de mettre en forme nos charges quotidiennes animalières! 

Ceci va permettre aux personnes qui souhaitent s’installer ou aux personnes qui veulent nous solliciter de s’apercevoir de la charge financière que cela représente (et sous-entendu la main d’oeuvre et le temps nécessaire au bon soin des animaux). N’oubliez pas que nous avons calculé par animal. Vous multipliez par le nombre d’animaux que les intervenantes possèdes et vous aurez nos charges réelles.

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