Un zoothérapeute, ça sert à quoi?

                « Finalement, c’est l’animal qui fait tout? », « Moi j’adore les animaux, je veux faire de la zoothérapie », « Vous avez pas mal de boulot ça doit être rentable! »… tant de phrases que nous entendons au quotidien qui montrent que la zoothérapie est encore mal connu et gagne à être reconnu afin de mieux informer les gens.

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« Moi j’adore les animaux »…

Rachel Lehotay, psychologue zoothérapeute, a écrit:  » ce n’est pas l’amour des bêtes en premier qui doit motiver à faire ce métier mais bien l’amour des êtres humains ». Aimer les animaux est important, on ne peut pas pratiquer si on n’est pas proche et à l’écoute de nos co-thérapeutes. Cependant, l’objectif final est bien d’apporter un mieux-être aux personnes accompagnées, pas de passer du temps avec les animaux. Ce sont bien leurs besoins qui permettent de poser des objectifs de travail, et non les capacités des animaux que nous avons. C’est pourquoi Danko and co a une aussi grande variété d’animaux, afin de répondre à différentes problématiques, et non pas seulement parce que nous aimons tous les animaux.

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« Finalement, c’est l’animal qui fait tout »…

Cela revient à nous dire: « vous, vous êtes là pour amener les animaux, mais sinon… votre présence n’est pas indispensable ». Alors pourquoi les salariés des établissements ne pourraient pas ramener leur propre animal? C’est bien parce que cela demande un travail d’éducation de l’animal, donner par le thérapeute. C’est bien parce que c’est le thérapeute qui va se dire:  » tel ou tel animal est adapté pour telle ou telle personne ». C’est bien parce que ce type de suivi demande une grande énergie et une grande attention, autant pour le bien être de l’animal que pour atteindre les objectifs thérapeutiques posés pour une personne. C’est bien parce que c’est le thérapeute qui va sécuriser la séance et qu’il est formé pour cela. Et c’est bien parce que, si vous mettez dix personnes dans une pièce avec cinq animaux, le thérapeute est là pour amener une dynamique de travail.

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« C’est rentable »…

Tout est une question de choix. La variété, le nombre, les besoins… Chaque animal a un coup et une rentabilité. Nous ne pouvons pas demander la même charge de travail à un chien qu’à un hérisson ou un perroquet. Nous nous devons de respecter le rythme de vie de chaque animal (nocturne ou diurne). Nous nous devons d’apporter les éléments (espace de vie, nourritures et accessoires) de qualité pour le bien-être de nos animaux. Ainsi, c’est au thérapeute de savoir réguler son équipe, calculer les charges et pouvoir les assumer en toute circonstance.

Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas choisir de devenir zoothérapeute par question de rentabilité financière. Il ne faut pas oublier les contraintes personnelles que cela entraîne (difficultés pour partir en vacances, implication de la famille, temps nécessaire à l’entretien des animaux et des locaux…)

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En conclusion, il est important de bien communiquer pour bien informer les gens, autant nos partenaires que les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à la zoothérapie. C’est pourquoi cette année, Danko and co a décidé d’amener une plus grande transparence sur sa pratique. Une série d’article apparaîtra vous illustrant notre implication au quotidien, amenant un chiffrage de nos charges animalières ainsi que la charge de travail concernant les normes sanitaires et d’hygiène.