La petite enfance

De toute évidence, il existe une affinité naturelle  entre l’enfant et l’animal. Dès son plus jeune âge, l’enfant est mis en contact avec le monde animal, en commençant par une peluche, qui lui sert souvent d’objet transitionnel, ayant comme fonction de l’aider à vaincre l’anxiété de séparation en l’absence de sa mère. 

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Lorsqu’un animal entre dans la vie de l’enfant, il devient un objet de curiosité qui le détourne de sa relation fusionnelle avec ses parents. L’animal devient un autre objet d’attachement. « Sa chaude fourrure apaise, sa compagnie rassure, comme la présence maternelle autrefois. Tout au long de la vie, d’ailleurs, l’animal demeura ce havre auprès duquel se consoler quand la tristesse ou les frustrations nous pèseront sur le cœur ».

 

L’animal peut alors participer au développement global de l’enfant, tant au niveau moteur qu’au niveau psychique. La médiation animale va accompagner l’enfant dans les différentes étapes de développement : maturation neurologique et développement du tonus, déplacements moteurs, motricité fine, les apprentissages cognitifs, la maturation psycho-affective…

L’autisme

 

Selon la classification internationale des maladies de l’OMS (CIM 10), l’autisme est un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales. Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique.

Différentes terminologies sont utilisées : Autisme, Trouble autistique, spectre autistique, TED (Troubles envahissants du développement), TSA (Troubles du Spectre Autistique) et ASD (Autism Spectre Disorders).

L’autisme est un trouble sévère et précoce du développement de l’enfant apparaissant avant l’âge de 3 ans. Il est caractérisé par un isolement, une perturbation des interactions sociales, des troubles du langage, de la communication non verbale et des activités stéréotypées avec restriction des intérêts.

Trois éléments cumulatifs caractérisent ainsi l’autisme : un trouble de la communication, une perturbation des relations sociales et des troubles du comportement.

L’autisme est un trouble du développement d’origine neurobiologique dont le diagnostic se fait sur la base de caractéristiques du comportement et du développement. La notion de spectre des désordres autistiques intègre à la fois des tableaux cliniques bien caractérisés et des tableaux plus atypiques, du fait, d’une part, de la variabilité des symptômes dans leur sévérité ou l’âge de leur apparition, et d’autre part, de l’association avec d’autres troubles (retard du développement intellectuel, épilepsie par exemple). Les manifestations de l’autisme peuvent varier d’un enfant à l’autre et chez un même enfant dans le temps.

Aujourd’hui on parle plus de TSA (Troubles du Spectre Autistique) que d’autisme. Parmi les autres TSA figurent le Syndrome d’Asperger de l’X fragile, le Syndrome de Landau-Kleffner, le Syndrome de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance et les TED-NOS (troubles envahissants du développement non spécifiés). Des recherches récentes montrent que de nombreuses personnes présentant un comportement autistique ont des troubles liés mais distincts.

Les TSA (Troubles du Spectre Autistique) ne se guérissent pas. Pour beaucoup d’enfants, les symptômes  s’améliorent avec le traitement et l’âge. En grandissant, certains enfants atteints d’autisme finissent par mener une vie normale ou quasi-normale. Les thérapies et les interventions comportementales peuvent cibler des symptômes spécifiques et apporter des améliorations considérables. Contrairement à ce qui c’est passait il y a vingt ans, où de nombreux autistes étaient placés en institutions, il existe désormais des solutions plus souples. En général, seuls les individus les plus gravement atteints vivent dans des institutions.

Le polyandicap

           20140623_150405   Le polyhandicap associe « une déficience mentale sévère ou profonde et un déficit moteur grave entraînant une mobilité réduite et une restriction extrême de l’autonomie. Aux handicaps neurologiques, intellectuels et moteurs, s’ajoutent fréquemment des déficits auditifs ou visuels, des troubles comportementaux et relationnels. »

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                L’équipe de Danko and co intervient dans différentes institutions accueillants des enfants, de adolescents, des adultes ou encore des personnes âgées en situation de polyhandicap. Nos premiers objectifs seront de rendre les personnes actrices de leur séance, même si leur mobilité motrice est réduite.0140925_143233

                L’équipe de Danko and co intervient dans différentes institutions accueillants des enfants, de adolescents, des adultes ou encore des personnes âgées en situation de polyhandicap. Nos premiers objectifs seront de rendre les personnes actrices de leur séance, même si leur mobilité motrice est réduite. Elles vont nous montrer qui elles sont, ce qu’elles veulent, ce qu’elles savent et ce qu’elles peuvent faire. A partir de là, nous les accompagnons et les encourageons à s’épanouir à l’aide de l’animal le plus approprié.

 

L’exemple de M.

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                 M. est un jeune homme en situation de polyhandicap. Il ne parle plus, ne marche plus et présente une hypertonie avec des troubles de la motricité fine. M. vient régulièrement en zoothérapie. Il a une grande préférence pour les oiseaux. Nous nous appuyons donc sur ce moment de plaisir pour travailler sa proprioception, sa communication sensorielle, son schéma corporel et sa motricité globale et fine. Ainsi nous lui demandons de montrer l’oiseau à ses camarades en levant bien haut la main et en étendant son bras, nous faisons des photos pour lesquelles il doit prendre une posture particulière ou bien encore nous lui demandons de donner un animal à son voisin. Ces exercices qui lui demandent une grande concentration et une grande énergie, sont réalisés ici dans le jeu et le plaisir, sans surprotéger M. du fait de son handicap et sans oublier son âge psychologique. Nous nous appuyons donc sur son état émotionnel -M. aime être valoriser, particulièrement devant de jeunes femmes de son âge- pour lui lancer des défis qu’il relève avec grand fierté.

Bienvenu Natsu!

Grâce à un agrément spécial et l’obtention d’une autorisation de détention, voici notre dernier arrivé, Natsu, petit hérisson tout mignon. Laissez-vous tenter, prenez-le dans le creux de la main, en apprenant à vous connaitre, il vous permettra de découvrir sa douceur!

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Le hérisson est un animal protégé en France. Il est donc soumis à des autorisations spéciales pour sa détention et sa sauvegarde par l’obtention d’un certificat de capacité.

La variété animalière

Actuellement, il existe tout type de zoothérapeute. Chacun on leur point de vue sur les animaux à adopter et à utiliser en séance.

1505570_1379615195635563_229152624_nIl y a les zoothérapeutes qui se spécialisent: les chevaux, les chiens…. Ils connaissent parfaitement le type d’animal choisi et développe donc leur pratique et leur atelier autour d’eux. On parle alors d’équithérapie ou de canithérapie.

 

 

10678025_383560935126952_1877072021_oIl y a les zoothérapeutes qui préfèrent utiliser des animaux différents à chaque séance. Ils ont souvent une activité d’élevage en parallèle qui leur permettent de détenir autant d’animaux. Cela leur demande une connaissance de chacun de ces animaux, afin d’assurer leur sécurité et le bien-être de la personne accompagnée.

Et il y a les zoothérapeutes qui constituent leur équipe animalière, avec plusieurs types d’animaux mais en nombre juste suffisant pour assurer leur bien-être au quotidien et permettre un minimum de variété.

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Ces différents choix d’orientation professionnelle sont propres au zoothérapeute qui pratique. Les institutions peuvent ainsi élaborer un projet en fonction de leur besoin et de leurs attentes et contacter le professionnel qui leur convient le mieux.

Cependant, un zoothérapeute qui démarre doit prendre en compte plusieurs choses:

- ses charges, qu’elle soit personnelle et professionnelle.

- ses compétences personnelles

- sa disponibilité.

Un professionnel ne doit jam  ais oublier son propre bien-être, que ce soit dans sa pratique professionnelle, mais également dans sa vie personnelle. Il est important de se sentir bien dans son corps comme dans sa tête pour se sentir disponible pour les personnes que l’on accompagne. Trop de personnes s’imaginent que les zoothérapeutes s’amusent toute la journée et poupouillent leurs animaux… qu’ils se détrompent, ce métier demandant de travailler avec des animaux mais surtout avec l’humain, réclame beaucoup d’énergie.

En conclusion:

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène? »

Albert Camus

Artisteécrivain (1913 – 1960)

Hommage

Danko and co a une grande pensée pour Christine, d’Animalement Votre, qui pleure la perte de Hootchy, son chien médiateur et compagnon de vie. Nous souhaitons lui rendre hommage à travers cet article et apportons notre soutien à Christine, dont nous partageons la peine.

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A nos adieux

En ce jour le monde est en deuil
Et Nos souvenirs renaissent comme des feuilles
C’est comme si c’était hier,et que le passé nous rattrape
En silence nous pensons à eux et sommes handicapes
Juste à cause d’eux on comprend vite que la vie n’est qu’une paire de deux
Un bonheur et un malheur mais nos forces viennent d’eux
Car ils sont là et ce sont nos ombres
Ils apparaissent et disparaissent mais sont des plus proches
Même si le monde leur réserve que le premier novembre
En qualité de valeur, chaque jour on se souvient d’eux et de leurs reproches
En souvenir des images, vidéos,chansons et même des paroles
Mais aucun trésor pourra remplacer leurs cajoles
Le ciel leurs a ouvert les portes du paradis
Et dans nos coeurs ils auront toujours une place
A une vie toute de songe la mort ne peut faire mal jadis
Mais chaque mort,laisse une trace
A nos adieux regret éternel.

 Christma, http://www.amour-poemes.com/poemes.item.1404/a-nos-adieux.html